Cette très ancienne chapelle funéraire, cachée derrière deux gros troncs d'arbre dans l'ancien cimetière de Coudoux, appartient à l'une des plus anciennes familles du village, dont la maison portait naguère le millésime de 1535...
En 1535, l'Archevêque d'Aix est Pierre Filhol, diplomate émérite dont les talents sont bien utiles en cette année où François Ier et Charles -Quint guerroient.
En juin 1536, Charles Quint envahit la Provence, occupe Aix en août, se fait couronner Roi de Provence, avant que les troupes royales de Anne de Montmorency et la dysenterie ne déciment son armée et le forcent à repasser le Var.
La Provence d'alors était bien agitée…
Chapelles anciennes
Chapelle Saint-Michel
M. W.Jauffret raconte : « on trouve encore aujourd'hui à 700 ou 800m au sud du Petit Coudoux les traces d'une chapelle construite sur le bord du chemin de Velaux à Lançon, au croisement du chemin de Boule à 200m de l'Arc. Elle est mentionnée par Guérin Ricard et Arnaud d'Agnel dans Les antiquités de la vallée de l'Arc, p.182.
« Cette chapelle Saint-Michel aujourd'hui complètement détruite pourrait être fort ancienne. Son souvenir s'est perpétué dans le nom du quartier, et son emplacement se reconnaît aux abondants vestiges antiques qui jonchent, sur un hectare environ, le sol d'un verger d'oliviers. »
Son existence est attestée sur un acte de partage de biens en date du 29 octobre 1699 et qui donne comme confront : « au couchant à une terre dite La Plantade : le viol (chemin) conduisant à l'église Saint-Michel ».
Aux IVe et Ve siècles apparaissent un peu partout des chapelles rurales, implantées particulièrement là où s'élevaient des temples païens. Ces chapelles sont dédiées à des intercesseurs chtoniens, protégeant du mal, tel saint Michel. (p.60)
Chapelle de la Sainte-Trinité
Vers la fin du XVIIe siècle il existe une chapelle dédiée à la Sainte Trinité dans la propriété de Mademoiselle de Galicy : cette chapelle, édifiée aux frais de sa propriétaire ou de ses ancêtres, n'était desservie que pendant une partie de l'année ; les baptêmes n'y étaient autorisés qu'en cas d'urgence. (p.60)
- le 2 juillet 1708, Messire Jean Michel est nommé pour assurer le culte de façon régulière (provisoirement) dans la chapelle de la Sainte Trinité appartenant à Mademoiselle de Galicy. Les habitants logent le prêtre, tandis que le décimateur paie les ornements, les livres et les vases sacrés.
- 14 ans plus tard, 1722, la peste a disparu, on cherche à faire exécuter la sentence rendue par l'official. Mlle de Galicy, sans doute inquiète de voir le provisoire s'éterniser, réitère son offre de de donner un terrain pour la construction de l'église et du presbytère.
(Source : Coudoux « Le Temps Retrouvé » Michèle ROUARD & Christiane et Pierre BERTIN, 2000, Editions Equinoxe, 13570 Barbentane)